Niamey : la Société Civile de l’Afrique francophone appelle les chefs d’Etats à améliorer le financement de la santé sur le continent

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Photo de Famille
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En prélude au Sommet extraordinaire de l’Union Africaine qui se tient à Niamey, (Niger) du 4 au 8 Juillet 2019 à Niamey (Niger), la Société Civile Afrique francophone s’est réunie pour rédiger une déclaration à l’attention des Chefs d’Etats et Premières Dames assemblés pour cet événement.

Cette séance de travail de la Société Civile Afrique francophone tenue le 2 Juillet 2019 a aboutie à une déclaration qui a pour but de solliciter les Leaders Africains à augmenter les Déclaration d’Abuja de 2001,l’élimination du paludisme, Sida et Tuberculose d’ici 2030..

Il a été question au cours de cette rencontre de définir la stratégie de plaidoyer avec laquelle les organisations de la société civile entendent influencer les prises de décision des leaders africains (chefs d’État et de gouvernement, parlementaires, premières dames, Ministres ; etc.) en faveur de l’augmentation des ressources domestiques pour le financement de la santé. Une déclaration des OSC et un plan d’action ont été produits lors de cette réunion. Ils vont servir de levier aux organisations de la société civile obtenir des dirigeants africains des engagements fermes d’amélioration du financement de la santé sur le continent.

Dans leur déclaration, les organisations de la Société Civile Africaine francophone ont rappelé qu’en « En 2019, l’Afrique représente à elle seule 24%1 de la charge mondiale de morbidité en santé alors qu’elle n’a que 16% de la population mondiale. 70% des personnes vivant avec le VIH se trouvent sur notre continent ; 92% des cas soit 200 millions de cas, et 93% de décès soit plus de 403.000 décès liés au paludisme sont enregistrés en Afrique sub-saharienne, plus de 25% des décès dus à la tuberculose et un enfant sur 13 meure avant l’âge de 5 ans en Afrique subsaharienne ce qui fait d’elle la région du monde qui enregistre le taux de mortalité le plus élevé chez les moins de 5 ans.  Plus de la moitié de la population africaine n’a toujours pas accès aux services de santé essentiels surtout en milieu rural. Les enfants, les jeunes, les femmes et les personnes vulnérables payent le plus lourd tribut ». Peut-on lire dans le communiqué

Par ailleurs, elle rappelle que « Si rien n’est fait maintenant dans le sens de l’augmentation considérable des investissements domestiques pour la santé, nous perdrons bientôt toute véritable opportunité de mettre fin aux épidémies, compromettant ainsi l’avenir de notre continent. La population croit très rapidement. L’augmentation des investissements doit suivre le rythme de la croissance démographique si nous voulons ne serait-ce que maintenir les niveaux actuels de couverture sanitaire ».

Pour éviter cette malheureuse situation les OSC demandent aux Chefs d’États et à aux gouvernements de la région de « Renforcer les systèmes de santé y compris les systèmes communautaires capables d’offrir des Soins de Santé Primaire (SSP) intégrés et complets ; et de Respecter leurs engagements à rendre disponible à temps les fonds de contrepartie et de cofinancement pour assurer la mise en œuvre et la continuité des programmes de lutte contre le VIH/SIDA, la Tuberculose et le Paludisme »

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