Pertes blanches : faut-il vraiment s’inquiéter ?

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Les pertes blanches, appelées aussi pertes vaginales ou leucorrhées, sont des sécrétions blanchâtres qui s’écoulent du vagin ou du col de l’utérus. Bien qu’elles soient source d’inquiétude pour de nombreuses femmes,  les pertes blanches sont loin d’être un phénomène anormal. En effet, elles surviennent tout au long de la vie hormonale d’une femme, des quelques années précédant l’arrivée des règles jusqu’à la ménopause.

La plupart du temps, les pertes blanches signifient que les organes génitaux fonctionnent correctement. Cependant, dans certaines situations, elles peuvent aussi être le signe d’une infection génitale. Alors quand faut-il s’inquiéter des leucorrhées ? On vous explique…

Les pertes vaginales normales sont causées par l’activité des estrogènes (hormones féminines) qui atteint son niveau maximum juste avant la période d’ovulation. Elles ne s’accompagnent pas d’anomalies (saignements ou rougeur de la vulve) et sont presentes au quotidien de façon plus ou moins visible. Elles servent à nettoyer le vagin et à le protéger des bactéries. Le vagin est en fait composé de cellules qui se renouvellent de façon continue, à l’image de la peau humaine.

Mélangées à la glaire cervicale, explique le site Gynandco.be, les sécrétions vaginales qui tapissent et coulent le long de la paroi du vagin permettent d’évacuer non seulement les cellules mortes qui ont laissé place à de nouvelles cellules, mais aussi les germes qui auraient pu se développer dans le vagin. Les pertes blanches sont également un lubrifiant naturel qui, lors d’un rapport sexuel, facilite l’entrée dans le vagin à travers les sécrétions produites par l’excitation de la femme ; mais aussi la montée des spermatozoïdes dans le col de l’utérus.

En fonction de la sécrétion d’estrogènes, la quantité des leucorrhées varie selon l’imprégnation hormonale de chaque femme et les périodes (comme la grossesse et la période préovulaire). En grande quantité, elles peuvent être très désagréables pour certaines femmes, car humidifiant ou tâchant leurs sous-vêtements. Les pertes blanches peuvent aussi être dans le sens inverse: diminuer fortement, voire tarir complètement. Cela arrive lors de la ménopause. Cependant, dans l’un ou l’autre cas, il n’y a pas lieu de s’inquiéter car ces variations sont causées par un phénomène normal.

Quand faut-il vraiment s’inquiéter ?

Comme nous venons de le voir, les pertes blanches sont — pour la plupart — normales. Mais il arrive des moments où elles se manifestent avec des changements (douleurs, troubles, etc.). Les leucorrhées deviennent alors malodorantes (surtout pendant les rapports sexuels), épaisses et collantes, s’accompagnant de démangeaisons ou de brûlure (lorsque la personne se met à uriner, par exemple). Ces changements nécessitent un traitement rapide parce qu’il peut s’agir d’une infection sexuellement transmissible ou d’un début de cancer de l’utérus.

Dès les premiers signes inhabituels, il faut consulter un médecin ou un gynécologue qui déterminera les causes réelles des symptômes et prescrira le traitement adapté. En cas d’infection sexuellement transmissible, le traitement du conjoint est vivement recommandé pour éviter d’être de nouveau infectée.

En fin, il faut rappeler qu’il est vivement recommandé d’avoir une bonne hygiène intime. Cliquez sur ce lien pour lire l’interview que le gynécologue Dr. Mamoudou Bah nous a accordée au sujet de l’hygiène intime des femmes.


            Sources


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